29 janvier 2009
La nouvelle "bible" des TICE: International handbook of Information technology in primary and secondary education
Même s'il est vrai que le domaine des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation [TICE] a donné lieu à de nombreuses publications, ce n'est pas tous les jours qu'un ouvrage de plus de 1200 pages (20 pages rien que pour la table des matières!), qui rassemble les contributions de plus de 120 chercheurs, se penche sur les TICE, et plus précisément sur les TICE dans l'éducation primaire et secondaire.
Ce livre, International Handbook of Information Technology in Primary and Secondary Education de VOOGT J.M. & KNEZEK G.A. (2008). Publié par Springer (1200 pages), qui n'est que le premier (de 2) volume(s), collige les recherches et réflexions de plus de 120 spécialistes internationaux* de l'éducation en tentant de répondre à deux questions majeures:
- Quel est l'apport des TICE à l'enseignement primaire et secondaire?
- Comment soutenir l'intégration des TICE au primaire et au secondaire?
* Afrique du Sud, Australie, Bulgarie, Canada, Chili, Égypte, États-Unis (une grande majorité), Finlande, Hong Kong, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni, Singapour, Tanzanie (et d'autres que je n'aurais pas relevés). -et personne de France???!!!!!-
C'est au travers de 11 sections (voir ci-dessous) que les auteurs vont s'efforcer de répondre à ces questions.
- Education in the information society (Editeur: Ron Anderson, Etats-Unis);
- IT and curriculum processes (Editeur: Joke Voogt, Pays-Bas);
- IT and the learning process (Editeur: Kwok Wing Lai, Nouvelle-Zélande);
- IT competencies and attitudes (Editeurs: Gerald Knezek & Rhonda Christensen, Etats-Unis);
- IT, Pedagogical innovations and teacher learning (Editeur: Nancy Law, Hong Kong);
- IT in schools (Editeur: Sara Dexter, Etats-Unis);
- IT and distance learning in K-12 education (Editeurs: Roumen Nikolov & Iliana Nikolova, Bulgarie);
- IT and the digital divide (Editeurs: Thérèse Laferrière, Canada & Paul Resta, Etats-Unis);
- Emerging technologies for education (Editeurs: Cathy Norris & Elliott Soloway, Etats-Unis);
- Researching IT in Education (Editeur: Margaret Cox, Royaume-Uni);
- International and regional programs and policies (Editeur: Jef Moonen, Pays-Bas).
Dans un prochain billet, je vous parlerai de ce que j'ai lu (sur Internet) de la première section.
Je ne sais pas si un jour je lirai le livre au complet; non pas que 1200 pages me fassent peur, c'est plutôt le prix du livre qui m'effraie (plus de 450 euros et CDN$ 600!!!). Je ne sais même pas si une bibliothèque universitaire pourrait se permettre une telle dépense. Enfin. Je croise les doigts.
27 janvier 2009
Tout ce que vous m'avez demandé sur "Je veux travailler dans le FLE/FLS au Québec"
Suite aux courriels (et commentaires) que je reçois régulièrement de la part de celles (surtout) et ceux (quand même ;-)) qui souhaitent travailler au Québec, j'ai décidé de présenter, ici, une petite compilation de tous les commentaires assortis de mes réponses.
Re : FLE au Quebec
Bonjour,
je suis actuellement en 3ème année de licence d'anglais
LLCE en France et je voulais enseigner l'anglais en France, mais depuis
peu je suis d'avantage intéressée par le métier de professeur de
français à l'étranger... J'ai vu que l'on pouvait vous poser des
questions par rapport à la région de Montréal et je suis assez
intéressée. Pourrais-je avoir des renseignements ?
Comment je peux enchainer ma licence et l'emploi de prof fle ?
Où "s'inscrire", faut-il une formation obligatoire spécifique, etc.
Merci de m'aider !!
Raphaelle.
Raphaelle,
Bonjour et bienvenue!
Tout d'abord, fais-tu une licence avec
l'option FLE? Ensuite, quand penses-tu partir? Moi, ce que je peux te
conseiller est de finir ta licence, d'enchaîner ensuite sur un master
FLE ou Enseignement des langues étrangères, option FLE/FLS (tout dépend
de ton université). Enfin, pour ton stage de master, tu pourras partir
au Québec. Par contre, tu devras "être en règle" en matière
d'immigration. Là, plusieurs choix, mais un seul que je connais (pour
l'avoir fait): faire une demande de résidence permanente. Dans le cas
des stages, peut-être existe-t-il un visa spécial. Je ne sais pas. Il
faudra te renseigner.
Contacte-moi par courriel si tu as plus de questions.
Bon courage et à bientôt par ici.
Fleette.
PS: J'imagine que tu as lu les billets que j'ai publiés dans ma catégorie "Être prof au Québec"...
Posté par Fleette, 08 octobre 2008 à 17:05
Re : FLE
Bonjour,
Merci pour ces réponses utiles... je vais me
renseigner sur le master même si je ne crois pas qu'ils en proposent
dans mon université...
Oui, j'ai lu les billets, c'était également utile.
Et non, je n'ai pas choisi l'option FLE ce semestre ce qui n'empêche pas je pense de prendre FLE plus tard...
Merci en tous cas pour toutes ces infos !
Je cherche un travail dans au Québec, à Montréal
Salut à tous.. Je suis un garçon mexicain; j'ai 24 ans et je veux trouver un travail au Québec..
Je peux parler anglais et
espagnol. J'étudie aussi le français. Je travaille à l'hôtel de
la Soledad dans la ville de Morelia (au Mexique). Si vous connaissez quelque chose (un travail) pour moi, je vais vous dire merci.
Mon adresse élettronique est : tifoso_della_juve@hotmail.com
Hola Cesar,
Merci de ton intérêt pour ce site. Je ne sais pas quel travail tu
cherches, mais si c'est dans l'enseignement, tu devrais lire mes
messages dans la rubrique "Être prof au Québec". J'explique pas mal les
démarches à faire. Sinon, je peux te donner un conseil (qui n'engage
que moi): essaye d'être en règle au niveau immigration car si tu ne
l'es pas, ce sera difficile pour toi de trouver un travail.
Dernière chose: va voir sur le site d'emploi Québec http://www.emploiquebec.net/francais/individus/recherche.htm les annonces.
Buena suerte.
slt Salut,
Je me nomme Alassane; je suis conducteur d'engin (poclain) et j'aimerais travailler au Québec.
Bonjour Alassane,
Je pense que ton domaine professionnel n'est pas vraiment dans mes cordes. Je regrette de ne pouvoir t'aider, mais te souhaite bonne chance dans tes démarches d'immigration.
Bonjour,
je suis tombée sur ce blog en voulant savoir s'il
existait une formation FLE au Québec équivalente au Master Pro FLE
français. Sachant que j'ai une licence allemand FLE déjà ! Aurais-tu
des informations à me communiquer sur le sujet ?
Je suis
actuellement à Hambourg en Allemagne en tant qu'assistante de français
dans une école, mon projet était de rentrer en France l'an prochain
pour faire un master pro FLE sauf que maintenant je n'ai pas du tout
envie de rentrer en France !
(J'ai oublié de préciser que j'étais française!)
A bientôt j'espère !
Bonjour Clémence,
Désolée d'avoir un peu tardé à te
répondre. Le début d'année est toujours intense pour moi.
A ma connaissance, il n'existe pas de formation équivalente au
master prof FLE français. Pour enseigner le FLE/FLS au Québec, il suffit d'un
baccalauréat dans le domaine. Pour ce qui est des maîtrises québécoises, elles
ne sont pas aussi spécifiques que le master prof FLE français. Ce qui s'en
rapprocherait le plus serait sans doute une maîtrise en éducation, avec un
profil en enseignement (comme celle-là: http://www.programmes.uqam.ca/EDUC). Seuls les baccalauréats
québécois sont plus spécifiques dans leurs programmes (comme le baccalauréat en
enseignement du français langue seconde ici http://www.ulaval.ca/sg/PR/C1/1.135.71.html). Bien-entendu,
ton sujet de recherche de maîtrise est lui, très spécifique. Tu peux donc
choisir un thème qui se rapproche du programme de master français.
Si tu ne souhaites pas rentrer en France, mais
désires quand même faire un master français, mon université française
(l'université d'Angers) le propose à distance. Le programme est excellent et
c'est sans doute l'un des meilleurs master pro FLE (je te dis cela de manière
tout à fait objective ;-). Va voir les renseignements ici http://www.univ-angers.fr/formation.asp?ID=M2L14&langue=1.
Voilà. J'espère t'avoir quelque peu aidée.
N'hésite pas à me recontacter
pour d'autres informations. Cela me fera plaisir.
A
bientôt,
Fleette.
PS: Ce message n'a jamais été publié sur le blogue, pour des raisons techniques (encore obscures à ce jour).
Prof de FLE sur Montréal
Bonjour,
JE m'appelle Angélina, je suis française et je parle couramment anglais. Je viens d'arriver comme résidente permanente.
J'ai
un master 2 en sciences du langage: métiers du FLE. Je suis donc
enseignante de FLE mais je ne suis pas titulaire de l'éducation
nationale. Dans votre commentaire vous dîtes qu'il faut demander le
brevet d'enseignement au MELS mais quelle est la procédure à suivre. Je
travaille dans deux centres linguistiques à Montréal, mais cela reste
précaire, pourriez-vous me donner d'autres conseils? Merci
Bonjour Angélina,
Puisque tu es résidente permanente, je te dirais que le plus
difficile est fait ;-); ne reste plus qu'à "régulariser" ta situation
de prof. Pour cela donc, tu dois obtenir ton permis/brevet d'enseigner
(c'est seulement pour le primaire et le secondaire, où le plus de
postes sont à pourvoir). Dans ma rubrique -Être prof au Québec-, j'ai
posté un billet qui en parle, avec plusieurs liens très utiles. Je te
rajoute ce lien, également très pratique: http://www.formulaire.gouv.qc.ca/cgi/affiche_doc.cgi?dossier=888&table=0
Pour
ce qui est de ta "précarité", je te conseille de chercher à travailler
dans des écoles publiques (ou privées, pourquoi pas). Le secondaire est
en forte demande. Fais une recherche sur les commissions scolaires
anglophones (english school boards) de Montréal. Ce sont leurs écoles
que tu devrais viser en premier. Ensuite, va te présenter directement
dans les écoles (que tu pourras alors choisir selon tes critères
propres, comme la distance, les services offerts, les langues
enseignées, etc.). Les écoles recrutent assez tard pour les postes à
pourvoir en septembre (en fait, les entretiens se font souvent 1 ou 2
semaines avant la rentrée des classes); mais tu peux toujours proposer
tes services pour faire des remplacements (substitute teacher). Là, tu
n'as pas besoin de permis. D'ailleurs, même si tu trouvais un poste
pour l'année, le fait de ne pas encore avoir ton permis ne devrait pas
être un obstacle, à condition que tu fasses les démarches pour
l'obtenir.
Voilà pour l'instant. N'hésite pas à me recontacter pour d'autres renseignements/questions. Cela me fera plaisir.
Bon courage et bonnes recherches.
Fleette.
Mes études
IL y a quelque chose que je ne comprends pas: je veux être professeur d
' histoire au Canada, mais je ne sais pas s'il faut faire en France un diplôme de prof et après en refaire un au Canada.
Merci de me répondre.
Bonjour Jenna,
Les informations qui suivent ne concernent que le Québec; je ne sais pas comment cela se passe dans les autres provinces.
Le MELS* explique très bien les conditions et modalités pour enseigner au Québec. Je reprends donc ses informations ci-après:
-
"Pour enseigner à l’éducation préscolaire, au primaire et au
secondaire, la formation en enseignement est obligatoire [il faut
généralement un baccalauréat** en éducation]. De plus, toute personne
qui veut enseigner dans un établissement scolaire doit, selon la
réglementation en vigueur au Québec, tant au secteur public qu’au
secteur privé, être titulaire d’une autorisation d’enseigner délivrée
par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport [MELS]".
-
Pour enseigner dans "les établissements d’enseignement postsecondaire
(cégeps et universités), [...] aucune autorisation d’enseigner n’est
exigée ni délivrée" [Ces établissements recrutent eux-mêmes leurs
enseignants].
- "Les personnes qui ont reçu et terminé leurs
études à l’extérieur du Québec pour devenir enseignantes et enseignants
et qui satisfont à toutes les conditions de la réglementation peuvent
obtenir une autorisation d’enseigner temporaire, soit le permis
d’enseigner. Certaines conditions*** doivent être remplies avant
d’accéder à l’autorisation d’enseigner permanente, soit le brevet
d’enseignement".
J'espère que ces informations te seront utiles. N'hésite pas à aller voir les sites que je mentionne.
En
résumé, si tu as une licence d'histoire et que tu demandes ton
équivalence de diplôme une fois au Québec, il ne te manquera plus que
la partie pédagogique (en gros, des crédits de cours en éducation) à
faire au Québec, pour pouvoir demander ton brevet d'enseignement, et
par la suite, ton permis -permanent- d'enseignement.
Voilà. J'espère t'avoir éclairée.
Bonne chance et à bientôt par ici,
Fleette.
* Ministère de l'Education, du Loisir et du Sport
** Le baccalauréat québécois correspond à peu près à notre licence.
*** Pour plus d'informations
Stage fle/fls
Bonjour,
Je suis à la recherche d'un stage de 3 mois entre
mars et juin dans la région de Montréal et j'ai quelques difficultés à
vrai dire! Je suis tombée sur votre site et je me demandais si vous
auriez des contacts pour moi. (je suis en M2 fle à Poitiers). Merci
d'avance et merci pour votre site!
Marine
Bonjour Marine,
Il m'est bien difficile de répondre à ta question sans connaître un peu mieux ta situation, mais voici ce que je peux te dire:
- A mon avis, si tu n'es pas "en règle" avec l'immigration québécoise, ne compte pas sur ton stage pour te permettre de l'être.
-
Si tu es "en règle" avec l'immigration (et que ton visa t'autorise à
faire un stage), alors, je te conseillerai de contacter directement
certaines écoles que tu auras ciblées, afin de leur proposer "tes
services" de stagiaire. Généralement, les stagiaires que nous recevons
dans nos écoles sont envoyés par leur université (québécoise!), mais tu
peux toujours essayer. A voir avec les directeurs d'école.
- Enfin,
si ton visa (ou autre) t'autorise à travailler, alors essaie de trouver
des heures de remplacement dans les écoles (anglophones de préférence,
pour le FLS). Présente-toi dans les écoles avec ton CV et une lettre
(non manuscrite ;-). Normalement, il faut passer par les commissions
scolaires, mais "qui ne tente rien n'a rien" ;-)
En plus du visa,
tout ça dépend également d'un tas d'autres choses comme: Connais-tu le
Québec et Montréal? As-tu un endroit où loger? Peux-tu te rendre à
Montréal avant mars? Es-tu bilingue? As-tu déjà l'expérience de
l'enseignement?
J'avoue que, si tu n'as rien en matière de papiers
d'immigration, cela me semble difficile. La situation serait bien plus
simple en Europe, car pas besoin de visa.
En tout cas, bonne chance et n'hésite pas à me recontacter. Je devrais répondre plus vite la prochaine fois ;-)
Bon courage,
Fleette.
Posté par Fleette, 21 janvier 2009 à 20:55
Voilà. J'espère que ce petit assemblage de commentaires/réponses permet une meilleure lisibilité, et que cela en aidera quelques-uns...
21 janvier 2009
La baladodiffusion en éducation: de plus en plus d'adeptes
La baladodiffusion[1]
(ou podcasting en anglais; mot provenant du célèbre baladeur numérique iPod)
est un mode de diffusion de fichiers audio ou vidéo qui permet de télécharger
automatiquement sur un ordinateur, à l'aide de logiciels spécialisés (tel que iTunes
de la compagnie Apple qui produit également le iPod), les fichiers
préalablement sélectionnés, et par la suite de les transférer sur un baladeur
numérique pour les écouter en différé.
Ce mode de diffusion, déjà très populaire (pour la musique par exemple, que de nombreux amateurs téléchargent, mais également au niveau des radios qui sont de plus en plus nombreuses à proposer leurs émissions en
baladodiffusion), gagne de plus en plus les milieux éducatifs. En effet, la baladodiffusion, qui permet d'écouter et de visionner ce que l'on veut, où, quand et comme on le veut présente de multiples avantages pédagogiques. D'ailleurs, de plus en plus d'universités proposent, sur leurs sites, des cours, des entrevues, des conférences, etc. en baladodiffusion (c'est le cas bien-sûr de Canal-U qui regorge de ressources en baladodiffusion, mais également -entre autres- de l'Université de Montréal, de [plus timidement] l'Université Laval à Québec, de l'Université Toulouse II-Le Mirail, de l'Université de Bordeaux III, de l'Université de Stanford aux Etats-Unis; pour ne citer qu'elles).
Malgré tout, cette technologie n'est toujours pas bien implantée dans les écoles. En France, pourtant, le Ministère de l'Education nationale essaie de promouvoir et de soutenir des projets d'intégration de la baladodiffusion. C'est le cas, par exemple, du projet qui a vu le jour il y a peu dans le Lot-et-Garonne: un projet de plus de 30 000 euros qui permet à plusieurs écoles de recevoir des "malettes technologiques" renfermant des Ipods, des ordinateurs portables, etc. afin d'intégrer la baladodiffusion en enseignement, notamment en enseignement des langues (article ici). Ne reste plus qu'à espérer que ces projets se développent et se pérennisent.
Sur ce, je vous laisse, non sans vous signaler quelques liens vers des sites/blogues et des lectures sur la baladodiffusion:
- La baladodiffusion en éducation : mythes et réalités des usages dans une culture mobile (article scientifique, 2007)
- Le Québec en baladodiffusion (blogue)
- Podcasting in Academic and Corporate Learning (article, 2005)
- L'encyclopédie sonore (site)
- La baladodiffusion sur le site d'Educnet (un dossier complet et une multitude de liens, notamment vers toutes les universités qui proposent des ressources en baladodiffusion)
- Podcasting in the classroom (article, 2005)
[1] Également appelée
« diffusion pour baladeur » en France. Voir à ce sujet le site de l'Office québécois de la langue française, ici.
16 janvier 2009
La face cachée d'Internet ou le Web invisible
Lorsqu'Internet est la principale source d'informations, on se rend vite compte qu'elle est très limitée. Non pas par ce qu'elle a offrir, mais plutôt par ce qu'elle veut bien offrir. Ainsi, ce qu'en anglais on nomme le deep web (le "web profond", en opposition au "web de surface") serait 500 fois plus vaste* que le web visible. En effet, les moteurs de recherche classiques tels que Google (le numéro 1), Yahoo, LiveSearch, etc. ne permettraient de ne repérer que 10% des ressources existantes. Pourquoi? Pour plusieurs raisons**, dont la principale étant que les moteurs de recherche conventionnels n'ont pas accès aux bases de données spécialisées dans lesquelles se trouve plus de la moitié des ressources du web invisible.
Source: Web visible et invisible: 2 approches pour une veille efficace.ASSELIN C. (2006). DIGIMIND.
Pour moi qui fais essentiellement mes recherches doctorales via Internet, cette partie cachée du Web est donc essentielle. Ce n'est pourtant que tout récemment que j'en ai pris conscience, grâce à ma directrice de recherche. Auparavant, j'imaginais naïvement que les centaines de ressources que je trouvais régulièrement sur Internet suffisaient à mes recherches, alors que je me cantonnais, sans vraiment le réaliser, à des ressources de vulgarisation.
Comment faire, alors pour avoir accès à -plus- de(s) ressources scientifiques sur Internet?
Après quelques recherches et lectures, voici ce que j'ai trouvé pour explorer le Web invisible:
- Des outils et moteurs de recherches ou meta-moteurs spécialisés, comme Google Scholar (recherche de documents académiques, livres blancs et articles spécifiques), Looksmart (qui propose une recherche parmi 3,5 millions d'articles venant de 700 sources d'informations différentes), Turbo10 (qui peut se connecter à plus de 1000 moteurs de recherche généralistes et spécialisés), Scirus ("spécialiste" de la recherche scientifique) et Kartoo [enfin un francophone ;-)] qui présente le résultat d'une recherche sous forme de carte.
- Les répertoires spécialisés (également appelés portails verticaux***), comme CompletePlanet (qui interroge plus de 90 000 bases de données ou moteurs de recherche spécialisés), Direct Search (qui permet une recherche directe ou thématique d’une centaine de liens du Web invisible) et DADI (Youpi! il est francophone ;-), un répertoire de bases de données bibliographiques gratuites.
Sur ce, je vous laisse. J'ai beaucoup de recherches à faire
.
* Étude qui date de plusieurs années déjà (2000); je n'ai malheureusement rien trouvé de plus récent.
** Certains documents ou sites sont trop volumineux, d'autres sont protégés (par mot de passe par exemple), d'autres encore sont générés dynamiquement...
*** Il existe également des portails dits "horizontaux" (comme Beaucoup, mais la plupart sont payants ou alors ont disparu (c'est le cas de Enfin.com et de Fossick.com). La différence entre les portails horizontaux et les verticaux est que "le portail horizontal concerne une activité transversale (le droit, les moteurs de recherche) [tandis que] le portail vertical (ou vortail, vortal) cible une communauté professionnelle et donc un secteur d'activité (l'agriculture, l'aéronautique...)".
12 janvier 2009
L'éducation commence à la maison
Ne devrions-nous pas envoyer ce -si inspirant- texte à tous les parents de nos chers élèves?...
"Maman, Papa, c’est important, pour moi, que vous sachiez me dire non, que vous ne me laissiez pas croire que vous pouvez tout pour moi, que je peux être tout pour vous.
Maman, Papa, surtout entendez mes désirs, mais n’y répondez pas tout de suite, en les satisfaisant trop vite… Vous risquez de les assassiner. Confirmez-moi que j’en ai, qu’ils sont recevables ou irrecevables, mais ne les prenez pas en charge à ma place.
Maman, Papa, s’il vous plaît, ne revenez pas trop souvent sur un refus, ne vous déjugez pas. Pour que je puisse ainsi découvrir mes limites et avoir des repères clairs.
Maman, Papa, même si je réagis, si je pleure, si je te dis à toi Maman « méchante et sans cœur », reste ferme et stable, cela me rassure et me construit. Si je t’accuse Papa, « de ne rien comprendre », ne m’enferme pas dans mes réactions.
Maman, Papa, par pitié, même si je tente de vous séduire, résistez, même si je vous inquiète, ne vous soumettez pas, même si je vous agresse parfois, ne me rejetez pas.
C’est comme cela que je pourrai grandir".
09 janvier 2009
Elle est belle, elle est bleue, je l'aime, tu l'aimes, il l'aime
Finalement, il aura fallu que je me remette complètement de cette #!!§&@^!! de virus pour prendre le temps de vous "en souhaiter une bonne" :) En fait, c'est surtout à cette belle boule bleue que j'en souhaite une bonne (une meilleure, devrais-je dire). Notre belle vieille planète a en effet plus que jamais besoin de tous nos vœux, et surtout de tous nos actes, petits et grands, pour aller mieux. Je ne vais donc pas vous souhaiter tout ce qu'on souhaite habituellement (d'autres l'auront sans doute fait à ma place ;-), mais plutôt une année faite de prise de conscience, de réflexion et de ces petits gestes quotidiens qui disent "oui, je suis concerné".
Allez, je vous laisse sur les paroles de ce génial slam écolo: Mon monde, ma maison
Pablo Andrès (couplet 1)
J’aimerais vivre sur une terre saine,
respirer jusqu’à la fin de mes jours un peu d’air frais.
Un peu de respect. Vivre digne, bien, mais sans excès.
J’aimerais partager mes biens avec mes frères et mes sœurs d’Afrique et d’Asie; nord- sud - est - ouest.
J’aimerais qu’on change ces hommes qui ne pensent qu’au présent,
ne pensent qu’à se remplir la panse, qu’est-ce qu’il nous reste à présent?
Atmosphère malsaine, lourde et pesante.
Oppressant est l’air que l’on ramasse,
besoin d’un masque pour marcher dans la masse.
Vendre son âme pour amasser les liasses.
Cleo
Un peu de lueur pour un monde meilleur.
Un peu de lumière pour faire mieux que hier.
Pablo Andrès (refrain)
Mon monde, ma maison, mon jardin, ma raison de vivre.
Mon berceau, mon poumon, mon monde.
Moi, je l’aime comme ma mère, le chéris comme ma terre.
Le bénis chaque jour.
Alors peut-être que je l’idéalise,
mais j’aimerais qu’il réalise,
que rien faire est un risque…
rien faire est un risque.
Pitcho (couplet 2)
J’aimerais voir l’homme s’engager à changer le monde qu’il a saccagé.
A changer le nombre des pauvres cachés dans l’ombre des riches.
Que l’amour nous dirige, plus que nos finances.
Reprendre confiance à la vie, à l’avenir.
Et prendre conscience que nos ambitions égoïstes nous trahissent.
Regarde ce qui nous arrive, nos sources se tarissent.
Nos terres deviennent arides et austères,
on sera haït par nos mômes si on se tait, si on ne se rallie pas a la cause.
Qu’on ne réalise pas que la chose s’aggrave.
On se gave sans un regard sur nos restes et nos déchets,
sans prendre garde de ce qu’il nous reste de nos échecs,
que la conquête sur la nature parfois nous dessert.
Pitcho (refrain)
Mon monde, ma maison, mon jardin, ma raison de vivre.
Mon berceau, mon poumon, mon monde.
Moi je l’aime comme ma mère, le chéris comme ma terre.
Le bénis chaque jour.
Alors peut-être que je l’idéalise,
mais j’aimerais qu’il réalise,
que rien faire est un risque…
rien faire est un risque.
Cleo (couplet 3)
Un peu de lueur pour un monde meilleur.
Un peu de lumière pour faire mieux que hier.
Quand on est au plus bas on peut tomber de haut
On vit les plus petits espoirs pour les plus grandes causes.
Si tout parait tranquille si rien n’est acquis l’espoir nous anime.
Si les doutes nous poursuivent c’est la foi qui nous guide dans le combat qu’on livre.
Ne rien faire est un risque.
Pablo Andrès et Pitcho (refrain)
Mon monde, ma maison, mon jardin, ma raison de vivre.
Mon berceau, mon poumon, mon monde.
Moi je l’aime comme ma mère, le chéris comme ma terre.
Le bénis chaque jour.
Alors peut-être que je l’idéalise,
mais j’aimerais qu’il réalise,
que rien faire est un risque…
rien faire est un risque.
- Musique: Serge Imani
- Auteurs : Pablo Andrès, Pitcho, Cleo
- Mixé et enregistré au studio Caraïbes par Michael Toch
- Mastering : ELECTRIC CITY
- Tournage et montage vidéo : Laurent Tixhon
- Conception et réalisation graphique : Jean-Philippe Bouckaert



