TIC@le: TIC, langues et formation des enseignant(e)s

Blogue d'une prof de français (langue seconde et étrangère) passionnée par les TIC(E), les langues et la formation (continue) des enseignant(e)s. De nombreuses activités pour le FLE, le FLS et autres langues secondes et étrangères. Plein de liens pour l'en

05 mai 2009

Mais où sont les profs blogueurs?

C'est terrible ça: chaque fois que je me balade sur la blogosphère éducative, je tombe sur des liens morts, des blogues fermés, des messages d'adieu, des "y-en-a-marre; je ferme"... et ça me rend triste. On ne peut donc pas être prof et bloguer en paix? Et bien non. Être prof et bloguer: oui, mais bloguer en paix: non. Il faut croire que nous sommes toujours surveillés, évalués, "dénoncés" (?), critiqués, attaqués... Alors bien-sûr, si on ne peut plus écrire ce que l'on ressent, là, comme ça, sans peur des représailles, à quoi peut bien servir un blogue?

Et bien moi je dis: à partager, à partager, à partager et à partager! Et le partage est l'une des valeurs les plus importantes à mes yeux (même si elle est loin d'être une valeur partagée ;-) par beaucoup de collègues).

liberteexpressionEn ce qui me concerne, lorsque je parle d'écrire ce que l'on ressent, je ne veux pas dire: parler de cet élève qui m'a sérieusement cassé les pieds (pour le dire gentiment) aujourd'hui; ni de ce collègue que je ne supporte plus et que je trouve vraiment incompétent; encore moins de ce directeur-adjoint qui ne comprend rien aux profs et surtout pas de ce parent d'élève qui pense que donner des devoirs tous les soirs est une preuve de compétence chez les enseignants. Je crois que ces choses-là doivent être réglées "en direct", dans la vie réelle, en face des personnes concernées; car la communication est également pour moi l'une des valeurs les plus importantes.

N'empêche... Si un prof a envie d'écrire sur ces sujets-là, pour partager ce qu'il ressent, pour trouver du soutien, du réconfort, pour se soulager même, qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher? Un prof a le droit de "vider son cartable" ;-), de se sentir "vidé, épuisé, laminé" de temps en temps et de le dire, ou même de le dessiner. Nous sommes profs et humains (au risque d'en choquer certains) non? Nous connaissons nous aussi la tendresse, l'attachement, l'amitié, mais également la dureté, l'indifférence, l'antipathie. Je ne dis pas que ces sentiments sont justes, raisonnés ou justifiables. Je dis simplement qu'il nous arrive à nous aussi de ressentir tout cela. Et dans ces moments-là je crois que l'écriture peut être d'un grand secours; et l'écriture bloguesque (si vous me permettez) encore plus puisqu'elle permet un retour par le biais des commentaires; un retour qui peut être synonyme de soutien, d'encouragement, d'aide, d'appui, etc; bien utiles dans notre univers... impitoyable ;-) Alors moi, ça m'énerve lorsque je vois des blogues de profs qui ferment parce que justement ils ne peuvent pas s'exprimer librement, parce qu'il y a toujours une personne malintentionnée qui se sert de ce qu'on écrit pour nous gâcher la vie...

Moi je crois que lorsque les choses sont bien dites, que nos propos ne sont pas haineux et n'ont pas pour but de blesser, on peut tout dire et on ne devrait pas avoir à se cacher pour le faire; mais là encore, je comprends ces profs blogueurs qui ont choisi l'anonymat. Un autre sujet.

[M.A.J du 15 mai: Voir au sujet de l'anonymat le très bon article d'André Pratte, journaliste à La Presse (Québec): Le courage du nom]

Bon allez, j'arrête; je vais finir par faire dans "l'affectif" là ;-)


Laissé ici par fleette à 01:13 - Blogue de prof - Vos murmures[3] - Permalien [#]
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