27 mai 2009
Multi/plurilinguisme: le site Book2
J'adore les langues et j'ai toujours voulu en apprendre plein (peut-être est-ce pour cela que je suis devenue professeur de langues ;-). Je n'ai réussi à en "apprendre" que très peu (l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le japonais, l'arabe, l'italien et le portugais); bien entendu, je suis loin de toutes les maîtriser. Je ne me souviens même plus du vocabulaire de base en japonais ou en arabe ; la honte!
C'est pourquoi, j'ai été ravie de découvrir Book 2. On peut y trouver le vocabulaire de base de plus de 40 langues (entre autres, celles que j'ai étudiées plus le chinois, le russe, le hollandais, le turc, le danois, le roumain, etc.). Ce vocabulaire est traduit dans la langue choisie (chinois-français, ou chinois-anglais, etc.) et assorti de fichiers MP3 qui permettent d'écouter la prononciation de chaque mot. Vraiment très bien fait. D'ailleurs, je pense l'utiliser dans mon prochain cours sur le plurilinguisme.
15 mai 2009
The story of stuff: un formidable outil didactique
Bon, je vais peut-être faire comme tout le monde (surtout depuis qu'on en a parlé dans The New York Times), mais comment passer à côté de cette formidable vidéo d'Annie Leonard qui traite avec humour et tant de réalisme des effets de la consommation mondiale (et notamment, la consommation américaine)? Je crois que mes élèves d'anglais vont y avoir droit ;-)
Et dire qu'Annie a posté cela en 2007!!! Quelle ignorante je fais. La hoooonnnnnttttteeeee...
25 mars 2009
Petite activité rapide pour débutants, avec ou sans TICE
Voici une petite activité* qui plaît -presque- toujours: les petites annonces de rencontre... revisitées ;-)
- Lisez à la classe la description* de l'homme (ou la femme) que vous "recherchez". Chaque élève prendra d'abord des notes pour ensuite dessiner le personnage. [*description physique uniquement]
- Après avoir revu (ou donné) le vocabulaire de base, demandez aux élèves d'écrire une courte description de la personne recherchée. [Il ne s'agit pas ici de faire des phrases, mais bien de pratiquer le vocabulaire. La description pourra ressembler à ceci: "Homme, 19 ans, grand, mince, cheveux blonds, courts et raides, athlétique, yeux gris, petit nez et petites oreilles, grandes mains..." -On peut également rajouter le vocabulaire des vêtements-]
- Lorsque les élèves ont fini, demandez à un élève de lire sa description pendant qu'un autre la dessine au tableau. C'est généralement la partie la plus drôle (et animée).
- Demandez ensuite aux élèves d'écrire leur propre description (réelle ou imaginaire).
- Lire les descriptions à la classe.
- Demandez aux élèves de rajouter aux descriptions des personnes recherchées les traits de caractère (timide, sensible, etc.) et les passe-temps (aime la lecture, les voyages, etc.).
- Écrire la petite annonce: "Femme, 25 ans, brune aux cheveux longs et frisés, taille moyenne, yeux noirs, recherche homme entre 23 et 30 ans, grand et sportif, couleur des yeux indifférente, taille moyenne, drôle, qui aime lire, voyager et les balades à vélo."
- "Reformer des couples": voir dans les différentes descriptions si tel homme pourrait aller avec telle autre femme, etc.
- Dessiner "le couple de l'année": au tableau et chacun sur sa feuille.
Voilà. Vous avez suivi?
Bon alors, à vous de jouer.
En version "TICE", voilà ce que cela pourrait donner (et c'est loin d'être exhaustif):
- Présenter sur l'écran (de la télé, de l'ordi, du TBI, etc.) une dizaine de photos de femmes et d'hommes que vous aurez préalablement sélectionnées.
- Lire la description (physique uniquement) de l'une des femmes et de l'un des hommes. Demandez aux élèves de repérer de quelle femme et de quel homme il s'agit.
- Présenter sur l'écran la description que vous venez de lire, afin de revoir le vocabulaire et de permettre aux élèves d'avoir un exemple sous les yeux. [Assurez-vous que le vocabulaire est connu. Revoyez-le à l'aide de schémas, dessins, etc. que vous présenterez à l'écran, ou encore mieux, à l'aide de sites Internet que vous aurez préalablement sélectionnés]
- Demandez aux élèves d'écrire une courte description de la personne recherchée.
- Lorsque les élèves ont fini, demandez à un élève de lire sa description pendant qu'un autre la dessine (au tableau/TBI, sur l'ordi, etc.) et qu'un autre l'écrit (sur l'ordi, sur le TBI, etc.).
- Demandez ensuite aux élèves d'écrire leur propre description (réelle ou imaginaire).
- Lire les descriptions à la classe.
- Demandez aux élèves de rajouter aux descriptions des personnes recherchées les traits de caractère (timide, sensible, etc.) et les passe-temps (aime la lecture, les voyages, etc.).
- Écrire la petite annonce: "Femme, 25 ans, brune aux cheveux longs et frisés, taille moyenne, yeux noirs, recherche homme entre 23 et 30 ans, grand et sportif, couleur des yeux indifférente, taille moyenne, drôle, qui aime lire, voyager et les balades à vélo."
- "Reformer des couples": présenter à l'écran toutes les descriptions; les classer et essayer de former de nouveaux couples.
- Dessiner "le couple de l'année": au tableau et chacun sur sa feuille. Les dessins des élèves seront ensuite numérisés et le tout pourra être présenté sur le blogue/site de la classe. Comme devoir, les élèves pourront être "invités" à trouver sur Internet des personnes réelles correspondant peu ou prou aux descriptions faites en classe. Ils devront ensuite indiquer leurs trouvailles sur le site/blogue de la classe.
Et voili voilou.
A bientôt.
09 février 2009
Activité (orale et écrite) d'urgence: Raconte-moi tes dessins
J'aime beaucoup aller à ma salle de musculation; d'abord parce que c'est une salle agréable, aux horaires accommodants, pas trop loin de chez moi, bien équipée, mais sans fioritures. Ensuite, parce que tous les habitués sont gentils et ne jugent pas les nouveaux membres sur leurs mensurations ;-) Et puis, parce que faire du sport, même dans mon état (de fatigue quasi extrême -avoir des enfants "lunaires", c'est pas facile tous toutes les jours nuits ;-) et malgré toutes mes occupations, m'est aussi nécessaire que de respirer. L'un des grands intérêts de la musculation à mes yeux (j'exagère juste un peu) est que je peux en faire sans réfléchir; du moins, lorsque je travaille sur les machines. Cela permet à mon esprit de vagabonder.
Hier donc, entre deux développés couchés, je me suis mise à recenser les exercices qui marchent le mieux avec mes élèves, histoire d'en avoir toujours sous la main, surtout dans les cas d'urgence (lorsque mon cours a été trop.... court ;-), ou bien lorsque l'activité planifiée ne semble pas fonctionner comme prévue, ou encore lorsque les outils dont j'avais anticipé l'utilisation ne sont pas/plus disponibles, ou même pour venir en aide à un professeur remplaçant un peu... débordé/paniqué/perdu, etc.).
Voici donc une petite activité simple, rapide (vous pouvez facilement varier la durée, mais comptez quand même un minimum de 20 minutes), efficace, qui demande peu d'outils et qui plaît toujours (bon, disons "souvent", car en éducation, on ne peut jamais dire toujours -comme on ne peut jamais dire jamais ;-)):
- Sans donner aucune autre consigne, demandez à quelques élèves* (disons, 6 ou 8) de dessiner quelque chose de simple au tableau. Un seul dessin par élève.
- Selon le niveau, travaillez -simplement- le vocabulaire de chaque dessin (un mot -ou une très courte phrase- suffit pour désigner chaque dessin).
- Formez des paires/groupes (pas plus de 3 je dirais).
- Demandez à chaque groupe d'écrire un court texte (la longueur dépend du temps dont vous disposez bien entendu) qui raconterait une histoire avec tous les dessins.
- Demandez aux élèves de présenter leurs histoires: précisez qu'ils doivent lire l'histoire, la dessiner et la mimer**. Ils peuvent soit se cantonner à un rôle, soit les intervertir.
- Si vous souhaitez vérifier/corriger/retravailler leur production écrite, ramassez-les. Petit conseil toutefois: si vous ne l'aviez pas précisé au début de l'activité, ne ramassez que celles des volontaires.
* Il y a généralement d'excellents dessinateurs dans les classes; ce ne sont pas forcément ceux qui se porteront volontaires, alors n'hésitez pas à les faire participer. Si vous n'avez pas de volontaire et que vous devez désigner des élèves qui se plaignent de ne pas savoir dessiner (et qui ont peut-être peur qu'on se moque d'eux), montrer-leur que vous non plus ne savez pas dessiner (pour moi, c'est facile :), mais qu'il est néanmoins possible de faire des dessins simples comme le contour de sa main, un soleil, etc.
** Le fait d'associer les trois permet, entre autres, de détendre l'atmosphère.
19 juillet 2007
Simulation globale en FLE: petit rappel
Il existe un excellent dossier sur les simulations globales sur le site FRANCPARLER.
Ce qui suit n'est qu'un petit rappel pour ceux qui auraient oublié...
La simulation globale, qui a vu le jour en FLE dans les années 70, est un projet collectif dans lequel les élèves inventent un univers fictif mais plausible (une île déserte, un immeuble, un village, etc.).
"Prenez un lieu, de préférence clos : une île, un immeuble, un village, un hôtel, etc. Faites-le investir et décrire par des élèves qui imagineront en être les habitants (...). Utilisez ce lieu-thème comme lieu de vie pour localiser toutes les activités d’expression écrite et orale (...). Vous obtenez ainsi une simulation globale" . (Yaiche, 1996 [1])
La simulation globale la plus connue dans le domaine du FLE est L’immeuble de Francis Debyser :
"Vous n’allez pas construire un immeuble anonyme où personne ne se connaît ; la vie de l’immeuble est faite de communications ; vous allez imaginer et jouer ces scènes. Certaines seront très simples : Mme X rencontre M. Z dans l’escalier ; ils
se saluent et échangent une ou deux phrases sur le temps qu’il fait. D’autres seront un peu moins banales : la mère Michel demande au père Lustucru de l’aider à retrouver son chat".
(Debyser, 1996 [2]).
Dans le cas d'une simulation globale ayant pour thème un village, il s’agit pour les apprenants de choisir une région (de France ou d’un pays francophone) où sera situé le village, d’en inventer le paysage, la faune et la flore et d’en faire un plan. Ensuite, chaque apprenant choisira une identité fictive pour incarner un villageois. Les apprenants pourront alors imaginer des relations, des histoires entre les villageois. Pour aller plus loin, on peut même « construire un blason […], imaginer un personnage historique, un conte ou une légende » (Godard, p. 174 [3]).
Les simulations globales se font généralement en présentiel, dans une même salle de classe, avec un groupe d’élèves pouvant aller jusqu’à une classe entière. Mais grâce aux TIC (technologies de l'information et de la communication) les simulations globales peuvent être aussi l’occasion pour des élèves dispersés géographiquement de créer des liens, Internet permettant de pallier l’absence d’un lieu commun en y affichant les productions des élèves (procédé facilité par la technologie « wiki » grâce à laquelle chacun peut contribuer à un site Internet en créant, en complétant ou en modifiant n’importe quelle page), renforçant ainsi la motivation des élèves.
La simulation globale est un projet qui permet de faire une multitude d’activités (pluridisciplinaires), « d’acquérir des connaissances linguistiques, des savoirs nouveaux en situation » (Godard, p. 174 [3]); elle permet également à des apprenants plus timides ou réservés de s'exprimer par le biais de la fiction. Je l'ai déjà utilisée plusieurs fois, et chaque fois, les élèves en redemandent. Et vous? Des expériences de simulations globales?
[1] YAICHE F. (1996). Les simulations globales : mode d'emploiVanves : Hachette/FLE.
[2] DEBYSER F. (1996). L’immeuble. Paris : Hachette/FLE.
[3] GODARD Roger. Les simulations globales : le village (pp.
171-174). Centre international d’études pédagogiques [CIEP], Sèvres, France.
18 juillet 2007
Transdisciplinarité et simulation globale
Comme dit dans un précédent billet, je ne serai donc plus une "simple" prof de FLS en septembre, mais une prof de FLS doublée d'une prof d'histoire/géo. J'ai beau me dire que l'histoire/géo n'a vraiment rien à voir avec ma formation, il me faut positiver et voir le bon côté des choses:
1- Le programme de géo de 7ème année (correspond au secondaire 1 et donc plus ou moins à la 6ème française) au Québec est vraiment très intéressant; voyez plutôt:
- Module A= Un territoire urbain, la métropole (Chapitre 1: Montréal et Des enjeux territoriaux;Chapitre 2: La planète et ses enjeux; Dossiers: Le Caire, Mexico, New York, Sydney)
- Module B= Le territoire agricole (Chapitre 1: Un territoire agricole et ses enjeux; Chapitre 2: La planète et ses enjeux; Dossiers: Le territoire agricole de la Californie et le celui du Japon)
- Module C= Les risques naturels en territoire urbain (Chapitre 1: Les risques naturels; Chapitre 2: La planète et ses enjeux; Dossiers: Quito, San Francisco et Manille)
- Module D= Un territoire protégé, le parc naturel (Chapitre : les territoires protégés; Chapitre 2: La planète et ses enjeux)
- Module E= Le territoire touristique (Chapitre 1: La région touristique et ses enjeux; Chapitre 2: La planète et ses enjeux; Dossiers: Les grands lacs africains, l'Ïle-de-France, la Savoie, Tahiti et la lagune de Venise)
2- Donc, non seulement ce programme nous permet de voyager un peu partout dans le monde (ce que j'adore, même de façon virtuelle; en plus, j'ai moi-même voyagé dans plusieurs des villes étudiées),
3- mais il va en plus me permettre de parler d'écologie, ce que je fais de toute façon dans mes cours de français (mais là, ce sera sans doute plus ciblé et approfondi).
Je ne devrais alors avoir aucun mal à lier mes cours de français à ceux de géo. Vive la transdisciplinarité!
Quant au programme d'histoire (qui me plaît un peu moins), j'ai décidé là aussi que la transdisciplinarité serait de mise. J'ai donc voté (à l'unanimité... avec moi-même :) pour une SIMULATION GLOBALE HISTORIQUE.
Voici tout d'abord le programme d'histoire de 7ème année au Québec:
- Module A= La vie en société: sédentarisation et organisation (il y a 14000 ans, au Moyen-Orient)
- Module B= Une civilisation de l'écriture: la Mésopotamie (la naissance des grandes civilisations)
- Module C= La démocratie: une première expérience à Athènes
- Module D= L'État romain: l'influence d'un empire
- Module E= La christianisation de l'Occident (la naissance de l'Europe, L'Islam...)
- Module F= L'essor urbain et commercial du Moyen Âge (Bagdad, Constantinople, Tombouctou...)
J'ai déjà utilisé la simulation globale en classe de français, et les élèves ont toujours beaucoup apprécié. J'ai plusieurs fois cherché à faire une simulation avec un autre collègue (d'histoire, de géo, d'anglais...), sans succès. C'est donc avec moi-même, prof d'histoire, que je vais le faire. Une simulation entre deux cours: génial!
La simulation globale nécessite une bonne planification. Encore plus lorsqu'il s'agit d'une simulation historique. Heureusement, j'ai trouvé, dans le numéro de Mai-Juin du Français dans le monde (FDLM), un excellent article sur le sujet, avec, en prime, un tableau récapitulatif des différentes étapes de la simulation globale historique (cf. FDLM, No. 351, Simulation globale en DNL de Jérôme Béliard & Guillaume Gravé-Rousseau).
Je reprends plus bas les grandes étapes de cette simulation (qui ne diffèrent pas tant que ça des étapes d'une simulation classique):
1- Choix du lieu et de l'époque
2- Choix des personnages
3- Choix d'une cité
4- Description des personnages (physique, morale, vie, etc.)
5- Description de l'habitat
6- Dialogue entre deux ou trois personnages
7- Récit d'une journée du quotidien
8- La scène du banquet
9- La mort du personnage
J'ai du pain sur la planche moi! :) Ça tombe bien, j'adore le pain.
03 avril 2007
Le français à travers le parfum
C'est en lisant (faut pas croire, mais je travaille pendant ma "vadrouille" ;-) DUMONT P., ARRIETA GUEVARA M.M, CHACHKOVA S. & al. (2003). Le français autrement: nouveaux publics nouvelles réponses. Dans Dialogues et cultures (No. 48, 232 p.) que j'ai découvert Le français à travers le parfum de Valérie Lajeanne (de l'Institut européen de français [IMEF], Montpellier).
Le français à travers le parfum est une méthode d’apprentissage du français innovante : c’est en explorant le thème du parfum que les élèves apprennent le français.
Voici les différentes étapes de cette méthode :
1- Tous les apprenants se présentent et expliquent leurs rapports avec le parfum: pourquoi et comment se parfument-ils ? ;
2- L’enseignant fait un « bref historique [des] différentes fonctions du parfum » (p. 167): le rôle des parfums dans la religion, dans la médecine, etc. ;
3- La classe échange « sur les odeurs de la vie quotidienne » (p. 167): les odeurs qu’on aime ou pas, etc. ;
4- Un « test à l’aveugle » est organisé : les apprenants doivent s’exprimer sur des odeurs mystères ;
5- L’enseignant explique comment sont fabriqués les parfums (tels que Chanel, Dior, etc.) ;
6- Les apprenants doivent chercher « les adjectifs qualificatifs, les adverbes » (p. 168) etc. pour caractériser les « quatre grandes familles olfactives[1] » (p. 168) ;
7- L’enseignant amène les apprenants à travailler sur les autres sens : la vue (en associant des images à des familles d’odeurs), le toucher (en associant des matières à des familles d’odeurs), l’ouïe (en classant des extraits musicaux par familles) ;
8- La classe réfléchit et échange sur « la pyramide olfactive [qui] décrit l’évolution d’un parfum sur une peau au cours de la journée » (p. 168) ; l’enseignant en profite pour « conseiller les participants sur les endroits du corps à privilégier […] et à éviter […] pour optimiser la durée de vie » (p. 169) d’un parfum ;
9- La classe réfléchit et échange sur l’aspect « marketing » des parfums (la couleur, la forme, la taille, etc.) ;
10- En conclusion, l’enseignant conseille les apprenants « sur le choix d’un parfum idéal [et] sur les conditions de conservation d’un parfum » (p. 169).
[1]
« Les parfums sont traditionnellement classés en sept grandes familles
olfactives, dont les noms peuvent varier » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Parfum#Les_familles_olfactives) :
les floraux, les boisés, les cuirs, etc.
Je n'ai pas encore essayé mais je vous en redonne des nouvelles. Et puis, pour ceux et celles qui veulent aller encore plus loin, je vous conseille le roman qu'une collègue m'a fait découvrir: LE PARFUM de l'écrivain allemand Patrick Süskind (1985). Son titre complet est Le Parfum, histoire d'un meurtrier (en allemand Das Parfum, die Geschichte eines Mörders). Mais attention: à ne pas mettre entre toutes les mains! Ah, j'oubliais, c'est également un film, mais je ne l'ai pas vu.
06 février 2007
Petites annonces de rencontre, activité
C’est en faisant une activité sur des journaux que je me
suis rendue compte à quel point les élèves s’intéressaient aux petites
annonces, auxquelles moi, je n’avais pas fait attention en leur donnant les
articles sur lesquels ils devaient travailler. C’est alors que je décidai
d’exploiter cet intérêt lors d’une activité.
- Petites annonces de rencontre : Former des couples -
- Trouver des petites annonces de rencontre (il y en a quelques-unes en ligne mais sur papier journal, c'est mieux).
- Sélectionner environ 6 annonces que vous identifierez avec des lettres (de A à F).
- Chercher 6 annonces (que vous identifierez avec des chiffres, de 1 à 6) qui pourraient correspondre aux 6 premières.
- Faire lire l’annonce A par un volontaire et demander à la classe de prendre des notes.
- Faire de même avec les annonces B, C, D, E et F.
- Faire ensuite lire les annonces chiffrées afin de permettre aux élèves de « former les couples ».
- Écouter et discuter des couples formés.
Remarques personnelles
- Les annonces authentiques éveillent beaucoup plus l’intérêt des élèves.
- Je ne me limite jamais aux couples hétérosexuels pour ne pas faire de ségrégation. Mais vous devez être à l’aise avec le sujet.
- Si vous avez encore du temps, vous pouvez également demander aux élèves d’écrire leur propre annonce en réponse à une des 12 annonces.
29 janvier 2007
Si j'étais...
Au cours de mes nombreuses pérégrinations bloguesques (comment ça, cet adjectif n'existe pas???), j'ai découvert un petit questionnaire bien symp@-tic que j'avais déjà croisé sur Internet, quelque part, mais là, les réponses me plaisaient bien et le blogue aussi (c'est ici que ça se passe). J'ai donc pensé l'utiliser avec mes élèves. Voici...
Complétez.
SI J'ETAIS...
1. Une couleur : __________ 2. Un objet : __________
3. Un animal : __________ 4. Un arbre : __________
5. Une fleur : __________ 6. Un roman : __________
7. Un film : __________ 8. Un personnage de fiction : __________
9. Un bruit : __________ 10. Une chanson : __________
11. Un instrument de musique : __________
12. Un vêtement : __________
13. Un plat : __________ 14. Un dessert : __________
15. Une boisson : __________ 16. Un tableau ou sculpture : __________
17. Un monument : __________ 18. Un endroit : __________
19. Une destination de voyage de vacances : __________
20. Un péché (ou défaut) : __________
21. Une qualité : __________
22. Un espoir : __________ 23. Une punition : __________
24. Une récompense (ou cadeau) : __________
25. Un dicton (existant ou inventé) : __________
26. Un adjectif : __________ 27. Un verbe : __________
28. Un mois de l’année : __________
29. Un blog (sauf le vôtre) : __________
30. Une question : __________
Pour ma part, j'ai eu du mal à trouver une réponse au numéro 16. Pour ce qui est du numéro 27, y-a plein d'idées qui me viennent à l'esprit, mais je choisirai finalement PARTAGER. Quant au numéro 30: "Et vous, vous en pensez quoi?"
25 juillet 2006
Changer le monde
J'ai toujours cru qu'il était important d'être soi pour être
une bonne enseignante. Pas étonnant alors que mes valeurs fassent
partie de mon enseignement.
Je crois entre autres que chaque petit geste compte (comme le dit Équiterre: "Changer le monde, un geste à la fois". Je crois que nous avons le pouvoir de faire évoluer les choses, d'aider les autres...

Source: Free the children
C'est en faisant un tour sur le site de l'UNICEF que j'ai trouvé cette activité dans laquelle vos étudiants doivent changer le monde; rien de moins!
CHANGER LE MONDE.
« Je trouve qu'il faut se transformer en acteurs, au lieu de rester spectateurs. Et il y a de quoi faire. Quand on s'implique, on voit qu'il faut agir, afin de travailler à un objectif commun, celui d'améliorer le sort de tous. »
Un jeune participant canadien au chat de la Voix des Jeunes, en novembre 2002.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de l'état actuel du monde : il y a énormément de choses à faire. Il y a aussi de nombreuses approches différentes. Pour passer à l'action, voici les 3 étapes à suivre :
1- Identifier les problèmes pour lesquels tu as envie de t'engager.
Choisir un problème qui te tient particulièrement à cœur
« Nous sommes les enfants du monde. Nous sommes les victimes des mauvais traitements et de l'exploitation. Nous sommes les enfants de la rue...de la guerre... Nous sommes les victimes et les orphelins du VIH/SIDA... Nous sommes les enfants dont les voix sont ignorées : il est temps qu'on nous écoute. »
Extrait du Message du Forum des enfants, transmis à la Session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants en mai 2002.
C'est en général parce qu'un problème nous touche ou nous émeut profondément que l'on choisit de passer à l'action. Si tu es dans ce cas, tu n'as peut-être pas besoin d'aide pour choisir une « grande cause ».
Mais pour être efficace, il faut que ton action soit très ciblée : il faut donc, avant tout, déterminer tes priorités (autrement dit, décider ce qui te tient le plus à cour). Par exemple, il est difficile d'agir efficacement contre un problème aussi vaste que la pauvreté dans le monde, qui a de nombreuses causes et des conséquences tout aussi variées. Il vaut mieux se concentrer sur un problème précis lié à la pauvreté, comme le travail des enfants, l'éducation, le problème des sans-abri, le droit de jouer, les situations d'urgence ou encore le VIH et le SIDA. Quand tu auras sélectionné un problème, tu pourras ensuite choisir un de ses aspects en particulier, comme par exemple :
- L'éducation : la discrimination dont les filles sont souvent victimes à l'école et à l'université.
- Le problème des sans-abri : dans les grandes villes de ton pays, il y a peut-être des enfants qui vivent dans la rue.
- Le travail des enfants : il y a peut-être aussi des enfants qui sont obligés de travailler toute la journée.
- Le droit de jouer : certains enfants voudraient bien faire du sport, mais ne le peuvent pas faute de terrains adaptés.
- Les situations d'urgence : quand survient une situation d'urgence, il n'y a souvent personne pour aider et soigner les enfants.
- Le VIH : Beaucoup de jeunes sont mal informés sur le virus et ne savent pas quelles précautions prendre pour s'en protéger.
2- Faire des recherches.
« Si nous arrivons à mieux comprendre les problèmes auxquels nous sommes confrontés, nous pourrons mieux y faire face. Vous savez, on dit toujours qu'il faut 'connaître son ennemi. »
Un jeune Canadien, forum de discussion de la Voix des Jeunes.
Faire des recherches est une étape essentielle avant de décider pour quelle cause tu veux t'engager. Et lorsque ta décision sera prise, tu seras probablement amené à faire des recherches encore plus approfondies sur le sujet. Plus tu as d'informations sur le problème qui t'intéresse, plus ton action sera efficace. Voici quelques-unes des questions auxquelles tu dois réfléchir :
- Qui est touché par ce problème, directement et indirectement ?
- Existe-t-il une catégorie de personnes, les filles par exemple, ou une tranche d'âge particulièrement vulnérable ?
- Quel impact ce problème a-t-il sur le reste de la communauté ?
- Où vivent les personnes concernées ?
- S'agit-il d'un problème mondial, régional, national ou local, ou d'une combinaison de ces différentes dimensions ?
- Comment les gens sont-ils affectés ?
- Lesquels de leurs droits sont bafoués ?
- Quel impact ce problème a-t-il sur leur vie ? Est-il négatif ou positif ?
- Est-ce que quelqu'un, ou une catégorie de personnes, profite de cette situation ?
- Pourquoi les gens sont-ils touchés ?
- Quelle est la cause profonde du problème ? Autrement dit, quels autres facteurs - tels que la pauvreté, le manque de livres scolaires, le chômage ou l'absence d'eau potable, pour ne donner que quelques exemples - sont sans doute en partie responsables ?
- Pourquoi ce ou ces groupes de population sont-ils plus touchés que les autres ?
- Que peut-on faire ?
- Quelles solutions ont été suggérées ou essayées ?
- Quelles actions semblent avoir les meilleurs résultats, ou te semblent les plus prometteuses ?
- Qui a le pouvoir de prendre des décisions qui pourraient changer les choses ?
- Qui empêche le changement ?
- Quelle est l'action la plus efficace que tu pourrais entreprendre pour améliorer les choses ?
3- Réaliser une enquête.
Une enquête peut te permettre d'obtenir directement sur le terrain des informations sur la façon dont un problème affecte les gens qui vivent dans ta communauté. Elle peut aussi te montrer ce que les gens pensent d'un problème, et donc te permettre de savoir à l'avance qui soutiendra sans doute ton action et qui s'y opposera.
Une fois que tu as défini quelles informations tu recherches exactement, l'étape suivante consiste à créer un questionnaire qui te permettra de les recueillir de manière efficace.
Créer le questionnaire
Ton questionnaire doit comporter quelques questions simples sur chaque personne qui y répond
- le sexe et la tranche d'âge, par exemple.
Cela t'aidera à analyser les résultats. Mais les informations recueillies ne doivent pas permettre d'identifier les personnes qui ont répondu aux questions. Dis bien aux personnes interrogées que leurs réponses resteront anonymes.
Chaque question doit aborder un seul problème et être aussi claire et aussi précise que possible. Evite les questions qui incitent à donner une certaine réponse, ou qui sont tendancieuses, comme par exemple :
« Pensez-vous que c'est mal d'empêcher les filles d'aller à l'école ? ».
Formule plutôt ta question de la façon suivante :
« Tous les garçons doivent-ils aller à l'école ? » Oui/Non/Cela dépend des cas
« Toutes les filles doivent-elles aller à l'école ? » Oui/Non/Cela dépend des cas
Essaie de t'en tenir à un questionnaire court et simple, qui demande aux gens d'entourer une réponse, de cocher une case ou de répondre à la question par 'oui' ou par 'non', ou alors d'entourer, de cocher ou de choisir une réponse parmi plusieurs propositions. Ce sera ensuite beaucoup plus facile de structurer et d'analyser les résultats.
Recueillir et analyser les données
Tu as plus de chances d'obtenir des réponses si tu poses tes questions en personne, mais tu peux aussi essayer de réaliser ton enquête par téléphone, par courrier ou même par courriel.
Quand tu auras recueilli autant d'informations que possible, fais le total des résultats pour les questions à choix multiples et présente-les sous forme de tableau. Calcule aussi le pourcentage que représente chaque total, en divisant ce chiffre par le nombre total de personnes qui ont répondu à la question, puis en multipliant le résultat par 100.
La dernière étape consiste à présenter ce tableau dans un rapport
Ce rapport soulignera les résultats les plus importants et en tirera des conclusions. Ce rapport doit également expliquer comment l'enquête a été réalisée :
- où et quand tu as recueilli les informations,
- qui étaient les personnes interrogées et combien d'entre elles ont répondu.
C'est aussi une bonne idée de glisser une copie de ton questionnaire dans ce rapport, afin que les personnes que cela intéresse puissent voir les questions précises qui ont produit tes résultats.
Lorsque tu analyseras les résultats de ton enquête et en rédigeant ton rapport, n'oublie pas ce que tu as appris sur les personnes qui ont répondu. La presse ou la radio locale seront peut-être intéressées par les résultats de ton enquête.
REMARQUES PERSONNELLES:
Mes étudiants ont travaillé en groupe de 4 ou 5. Après avoir "monté" leur projet, chaque groupe l'a présenté à la classe qui en faisait ensuite une analyse critique. A la fin des présentations, la classe a choisi de réaliser deux des projets proposés. Après avoir obtenu l'accord de l'administration, les étudiants ont donc entrepris de mettre en place ces projets. Cela se faisait essentiellement hors de la classe. Je leur ai juste "donné" deux jours en classe pour travailler avec eux. Au bout du compte: une collecte d'argent pour une association qui s'occupe des sans-abris de Montréal, deux campagnes de sensibilisation (une sur le harcèlement à l'école et une sur les sans-abris à Montréal), l'engagement d'un supermarché pour poursuivre la deuxième campagne et l'enthousiasme débordant de mes étudiants :)

