27 octobre 2008
Travailler la lecture autrement
La compétence de lecture est importante; nous le savons. Pourtant, ce n'est pas une activité qui plaît à tous nos élèves. Certains adorent ça (et encore... ils aiment ça lorsque ce sont eux qui choisissent les textes/livres), tandis que d'autres l'ont en horreur. Question de culture? De culture familiale peut-être. En tout cas, qu'ils aiment ou non, il faut qu'on la travaille avec eux.
Il existe différentes méthodes pour travailler la lecture. Je vais vous parler de celle qui a toujours fonctionné avec tous mes élèves: la méthode méli-mélo (baptisée par mes soins ;-). Une méthode que vous connaissez sans doute (sous un autre nom bien-sûr) et que vous avez certainement déjà appliquée. Il est cependant toujours bon de mettre noir sur blanc ce qui marche; ça peut toujours servir à d'autres.
1- Vous prenez un texte (personnellement, je ne travaille qu'avec des textes authentiques) comme celui qui suit:
TEXTE trouvé ici
Loin des stéréotypes et clichés habituels sur l’adolescence, À l’ouest de Pluton propose un portrait authentique et touchant de vérité de la jeunesse d’aujourd’hui.
La forme ressemble à s’y méprendre à celle du documentaire. Le ton aussi. Ce qui ajoute à cette confusion, c’est que les ados du film sont tous joués par des acteurs non professionnels qui ont été recrutés dans une école secondaire de Loretteville, en banlieue de Québec.
Agaçant au début, ce mélange des genres finit par être la force du film. En nous amenant sans détour et sans artifice dans le quotidien d’une dizaine d’adolescents, À l’ouest de Pluton propose un tableau instantané et hyperréaliste de la jeunesse d’aujourd’hui.
On y suit, rappelons-le, une dizaine d’adolescents dans leur quotidien pendant 24 heures. Les chemins de ces jeunes qui ont chacun leurs problèmes d’identité (timidité, amis trop influents, parents oppressants, etc.) se croiseront lors d’un party bien arrosé qui se terminera sur une drôle de note.
Parmi eux, on retrouve entre autres les deux musiciens qui se cherchent un nom pour leur groupe, le gars qui trippe skate, l’ado timide et réservé qui rêve de déclarer son amour à la fille qu’il aime, la petite fille modèle qui organise un party malgré elle et le nerd qui est outré que Pluton a perdu son statut de planète…
TOUCHANT ET… DRÔLE
Inspiré du cinéma-vérité des frères Dardenne ou de Ken Loach, le film alterne entre le récit des péripéties de notre groupe d’ados et des images poétiques et atmosphériques de la banlieue.
Laissant beaucoup de place à la spontanéité et à l’improvisation et s’inspirant le plus possible de la personnalité de leurs acteurs, Verreault et Bernadet ont su contourner toute forme de stéréotype ou cliché sur l’adolescence et éviter tout excès dramatique.
Leur film penche d’ailleurs davantage vers la comédie que le drame. Leurs ados sont touchants de vérité, parfois bouleversants même, mais ils sont aussi souvent très drôles.
Certaines répliques sont d’ailleurs d’un absurde savoureux. Il faut voir, par exemple, cette scène où les deux musiciens tentent de se trouver un nom original pour leur groupe punk (Wet Dreams?) ou encore celle où un élève se présente devant sa classe pour faire avec le plus grand sérieux un exposé sur sa plus grande passion: le beurre de pinottes. Ça ne s’invente pas…
2- Vous mélangez tous les paragraphes*.
* Comme le texte est un peu long, j'ai mélangé les paragraphes de la première partie et ceux de la deuxième partie séparément.
3- Vous numérotez chaque paragraphe.
4- Vous donnez une copie à chaque élève.
5- Vous formez les groupes.
6- Vous donnez les consignes: remettre le texte dans l'ordre.
7- Après environ 5 minutes d'échanges dans les groupes, vous interrompez vos élèves (là, c'est drôle, ils se mettent tous à "crier" en disant "Eh!, oh!, on n'a pas fini!") en leur posant la question suivante: De quoi parle le texte? Chaque groupe donne sa réponse, puis vous les laissez à nouveau travailler sur l'ordre du texte.
8- Vous corrigez l'ordre du texte*. * Attention, ce qui est primordial lors de cette étape est de ne pas imposer LA solution (celle du texte original), mais de discuter avec vos élèves afin qu'ils vous expliquent et justifient leurs choix. D'autres solutions sont peut-être tout à fait acceptables.
9- Vous demandez à vos élèves de trouver un titre au texte. Il s'agit d'un échange spontané.
10- Ensuite, plusieurs activités sont possibles pour pousser un peu plus loin, si vous avez le temps. Vous pouvez par exemple les faire réfléchir aux questions suivantes:
- Que pensez-vous de la vision des auteurs sur l'adolescence (repérez d'abord dans le texte les phrases qui expliquent leur vision)?
- Quelles sont, dans le texte, les expressions québécoises?
- Iriez-vous voir ce film?
- Auriez-vous aimé être engagé dans ce film pour jouer l'un des rôles?
- Et votre journée de 24h, comment se passe-t-elle?
Voilà. Mes élèves ont toujours aimé s'amuser à remettre de l'ordre dans mes textes ;-))
PS: D'autres exemples de texte plus courts ici. J'en aurais plein d'autres à vous donner, mais ce sera pour une autre fois.
14 décembre 2006
Petites lectures
Je vous propose plus bas quelques lectures "écolo" courtes, trouvées sur le site d'Équitterre (que je vous recommande pour un tas de raisons...) ;-) et des suggestions de questions sous forme de quiz (je suis en Amérique du nord, désolée... Je n'aime pas trop les questions à choix multiples mais bon... Petite entorse à la règle.) Si vous avez d'autres suggestions, je pourrai les publier ici pour en faire profiter tout le monde ;-)
LECTURE I
Le covoiturage
Lorsque vous observez des voitures dans la rue, aux heures de pointe, vous voyez souvent une personne au volant. On remarque parfois la présence d'un passager, d'une passagère ou d'un enfant derrière, mais rarement plus. Il reste donc au moins deux ou trois places dans chaque voiture pour d'autres personnes. Si on pouvait s'organiser avec des amis, des voisins ou des collègues pour voyager à trois ou à quatre ou même à cinq, on ferait diminuer considérablement le nombre de voitures en circulation, le taux de pollution et les embouteillages.
D'un point de vue pratique, cela revient à moins cher de partager les frais d'essence et de stationnement avec le conducteur principal et c'est plus confortable et plus rapide que le métro et l'autobus si on habite en banlieue ou loin de son lieu de travail. De plus, on fait un cadeau inestimable à la société en aidant à faire réduire le taux de pollution qui est à son plus haut point dans presque toutes les grandes villes de la planète.
QUESTIONS pour la lecture 1
I- Faire du covoiturage consiste à …
- conduire à plusieurs
- voyager avec une autre personne
- voyager avec plusieurs personnes
- voyager seul
II- Aux heures de pointe, on voit beaucoup de gens…
- conduire seuls leur voiture
- voyager avec 3 ou 4 passagers et des enfants
- éviter les embouteillages
- aucune de ces réponses
III- En voyageant avec d’autres personnes…
- on paie plus cher
- on économise de l’argent
- on va moins vite mais c’est plus confortable
- aucune de ces réponses
IV- Le nombre de voitures en circulation aux heures de pointe…
- ralentit la circulation
- fait augmenter le nombre de passagers dans le métro et le bus
- fait augmenter le taux de pollution dans les grandes villes
- fait diminuer le taux de pollution de la planète entière
V- Si on habite loin…
- le covoiturage est moins avantageux que le métro et le bus
- le covoiturage est aussi intéressant que le métro et le bus
- le covoiturage est plus avantageux que le métro et le bus
- le covoiturage est plus confortable et permet d’aller plus vite
LECTURE II : Dialogue sur la bicyclette
- Hélène : « Moi, j’adore la bicylette ! Est-ce que tu savais qu’elle est devenue un moyen de transport grandement apprécié des Montréalais ? »
- Paul : « Oui. Je vois de plus en plus de vélos en ville. C’est incroyable ! »
- Hélène : « C’est vrai. En plus, il existe plus de 140 kilomètres de voies cyclables à travers la ville. »
- Paul : « Oui et ces voies permettent une circulation et des promenades agréables d'un bout à l'autre de l'île durant la belle saison, d'avril à novembre ou jusqu'aux premières neiges ».
- Hélène : « Alors, qu’est-ce qu’on dit à tout le monde ? »
- Hélène et Paul : « Prends ton vélo chaque fois que tu le peux ! »
En effet, la bicyclette est une activité accessible à presque tout le monde. En la pratiquant, on améliore sa condition physique sans les contraintes des sports qui exigent un emplacement particulier et un équipement coûteux.
De plus, c'est un moyen de transport extrêmement peut coûteux. Il ne demande que des frais d'entretien minimes et une mise au point au début de la saison. Tout cela est bien moins cher que les frais d'essence et de réparation d'une voiture. Un autre avantage est qu'elle occupe peu de place dans la rue et à la maison, on peut la ranger dans le garage, le cabanon, le sous-sol ou même... dans son salon.
En dernier lieu, elle ne pollue pas puisque pour la faire marcher, il faut pédaler et non mettre de l'essence et allumer un moteur.
Alors, voyagez à bicyclette ! Cela a plusieurs avantages: c'est sain, pratique et économique. Voilà une façon bien pensée de joindre l'utile à l'agréable.
QUESTIONS sur la lecture II
I- Se déplacer en bicyclette est une activité…
- peu pratiquée par les Montréalais.
- utile mais peu connue des Montréalais.
- difficile à pratiquer à Montréal
- que les Montréalais aiment.
II- Faire de la bicyclette est une activité…
- que tout le monde peut pratiquer.
- accessible à quelques personnes seulement.
- réservée uniquement aux sportifs.
- qu'on peut pratiquer toute l'année.
III- La bicyclette…
- est facile à entreposer.
- prend beaucoup de place dans un appartement.
- est difficle à garer dans la rue.
- n'occupe que peu de place partout où on va.
IV- Cela ne coûte pas cher de voyager en bicyclette…
- parce qu'on paie peu de frais pour l'essence.
- car on ne paie que les frais d'entretien et de mise au point.
- parce qu'on devient sportif.
- parce qu'on fait diminuer la pollution.
V- Faire de la bicyclette…
- est une bonne activité pour la santé.
- demande beaucoup d'efforts.
- n'est pas bon pour la santé.
- fait augmenter la condition physique pendant la belle saison.
GRAMMAIRE : Dialogue sur la bicyclette
- Dans le texte, trouvez deux verbes à l’impératif.
- Les deux phrases suivantes sont au discours direct. Réécrivez-les au discours indirect : « Moi, j’adore la bicylette ! » « Je vois de plus en plus de vélos en ville.»
- Dans le texte, trouvez un adverbe.
LECTURE III: la marche
Cette pratique est vieille comme l'humanité. Avant l'apparition des transports à cheval, en calèche, en voiture, en bateau ou en avion, l'homme a marché et marche toujours. Si on habite près de son école ou de son travail, pourquoi ne pas adopter systématiquement ce moyen pour s'y rendre?
Pour la forme physique, cela permettra de faire des exercices au moins deux fois par jour, pour l'aller et le retour. Tout le corps en profite. C'est un excellent moyen de prévenir les petites et grandes maladies, de prendre l'air et de se donner des moments de liberté pour ne penser qu'à des choses agréables. Savez-vous que beaucoup de poètes et d' écrivains trouvent leur inspiration en marchant ?
Pour l'environnement, on lui fait le plus grand des biens en ne polluant pas et en libérant de l'espace dans la ville puisqu'on n'a pas de voiture qui pollue, qui provoque des embouteillages et ralentit la circulation ou qui occupe de la place dans les stationnements et dans la rue.
Dans l'avenir, lorsque les gens seront de plus en plus conscients des bienfaits qu'on peut apporter à la société en utilisant le moins de voitures possible, peut-être pourra-t-on remplacer une partie des stationnements du centre-ville en parcs et jardins.
QUESTIONS sur la lecture III
I- Marcher…
- est une activité moderne
- se pratique seulement quand on veut faire des exercices
- est une activité qui a toujours existé
- est une activité qu’on pratique quand on n’a pas de voiture
II- Quand on va à son travail à pied…
- on améliore sa condition physique
- on économise de l’argent
- on peut lire des œuvres de grands écrivains et poètes
- on perd un peu de vitesse et de liberté
III- Contrairement à la marche, l’utilisation d’une voiture apporte les inconvénients suivants :
- la voiture coûte cher
- la voiture occupe beaucoup de place
- la voiture occupe des places dans les parcs au centre-ville
- on perd du temps à cause des embouteillages
IV- Lorsque les gens prendront moins leur voiture…
- on pourra construire des maisons dans les stationnements
- on mettra des parcs au centre-ville à la place des stationnements actuels
- on fera des jardins dans les rues
- aucune de ces réponses
GRAMMAIRE sur les questions de « La marche »
- Les réponses a,b et c utilisent un verbe au futur simple. Réécrivez les mêmes phrases au futur proche.
- Réécrivez toutes les réponses de la question II en changeant le sujet par ILS.
