Tamazightophone...
Ne croyez pas que j'ai fui la blogosphère; non, non, non. Mais j'avoue être pas mal -trop- occupée ces derniers temps. En effet, mon congé maternité a pris fin (même si j'avoue l'avoir prolongé un peu) le 30 avril. J'ai donc repris mon travail d'enseignante de FLS et d'ELE (espagnol langue étrangère) dans mon école de la région de Montréal. Comme c'est la fin de l'année, il y a beaucoup de choses à faire (des examens à préparer, des copies à corriger, des révisions, des projets); sans compter qu'il m'a fallu un temps d'adaptation avec mes élèves, qui, les pauvres, ont eu trois profs remplaçants avant moi. Ils étaient un peu perturbés... La rencontre fut houleuse (on m'avait prévenue en me disant que les élèves de première année -entre 11 et 13 ans- étaient particulièrement difficiles cette année) mais finalement, tout va bien. Nous nous sommes apprivoisés ;-)
Enfin, vous comprendrez qu'avec la reprise de mon travail, mon bébé et mon doctorat, j'ai de quoi m'occuper :)
Tiens, en parlant de doctorat, je suis tombée sur ce terme dans une de mes lectures: TAMAZIGHTOPHONE. Je n'en avais jamais entendu parler. Vous connaissez, vous?
Moussa Chami [1] a écrit: "Quand il est tamazightophone, l'élève marocain est obligé d'apprendre sur le tas la langue de communication quotidienne, l'arabe marocain, pour faire face aux situations de la vie courante. Il est aussi obligé d'apprendre l'arabe moderne, langue officielle du pays, puisque c'est la seule langue d'enseignement pendant les deux premières années du primaire. L'élève marocain tamazightophone est donc souvent trilingue quand il entreprend l'étude du français."
C'est vrai ça, que l'élève marocain est souvent trilingue? Quelqu'un pour m'éclairer??? Je trouve cela très intéressant.
[1] CHAMI M. (1987). L’enseignement du français au Maroc (p. 24). Casablanca : Najah El Jadida.